Nombre record de médecins en France, mais toujours moins de généralistes

En France, la liste des médecins s’est encore allongée en 2015 : ils sont 1,7% de plus que l’année dernière. C’est ce que démontre l’Atlas 2015 de la démographie médicale, publié mardi par le Conseil national de l’ordre des médecins. Pourtant le nombre de généralistes lui, ne cesse de diminuer.

281.087 en 2015. La France n’a jamais compté autant de médecins. Mais selon l’Atlas 2015 de la démographie médicale sorti mardi, le taux de généralistes a baissé de 10,3% par rapport à 2007. Des tendances contradictoires que le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), auteur de l’Atlas, explique entre autres par un désintérêt pour la profession de médecin généraliste.

Mais si le nombre de médecins augmente en France, c’est parce que le Cnom compte dans ses effectifs les retraités. C’est cette catégorie qui a particulièrement augmenté. Ils sont 65.548 à s’être inscrits à l’Ordre en 2015. Presque 5.000 de plus par rapport à l’année dernière. Et sur ce chiffre total, un médecin retraité sur cinq continue d’exercer : là encore une augmentation de 13,3% par rapport à 2014. Le constat de l’Atlas 2015 amène à une seconde conclusion : les médecins en activité régulière, c’est-à-dire exerçant au même endroit, sont de plus en plus âgés. Plus du quart d’entre eux ont 60 ans et plus. La moyenne est de 51,5 ans.

Les généralistes passent la consultation à 25 euros sans l’aval de la Sécu

À l’appel de leur syndicat, des médecins de secteur 1 vont augmenter leur consultation de 2 euros dès ce vendredi et pour une durée indéterminée. Ils entendent lutter contre les inégalités tarifaires entre spécialistes.

Les malades qui se rendent chez leur généraliste aujourd’hui risquent d’avoir une mauvaise surprise au moment de payer leur consultation. Les médecins, qui pratiquent en secteur 1,sont en effet appelés par leur syndicat MG France à relever de deux euros le prix de leur acte. Ce dernier sera facturé 25 euros au lieu de 23 euros dans certains cabinets, dès aujourd’hui et pour une durée indéterminée. Une décision prise sans le feu vert de la Sécurité sociale. «C’est une action symbolique. Nos tarifs n’ont pas bougé pour la cinquième année consécutive. Nous demandons simplement à être traités de la même façon que toutes les 45 autres spécialités», explique le docteur Jacques Battistoni, généraliste à Caen, et secrétaire général du syndicat.