Topo sur les deux maquettes du DES de médecine générale encore en vigueur

L’ancienne maquette, avant la réforme …

6stages de 6 mois, le tout divisé en 2 parties : les 2 premières années avec réalisation de 4 stages obligatoires de la maquette :

  • Stage hospitalier en service de médecine polyvalente adulte
  • Stage hospitalier aux urgences adultes
  • Stage chez un praticien généraliste en ville (UPL)
  • Stage en pédiatrie et/ou gynéco (en ville ou hôpital)

Puis la troisième année, où il est possible d’orienter ses stages selon son projet professionnel

  • Stage SASPAS ou Projet personnel (OBLIGATOIRE)
  • Stage libre hospitalier ou 2° SASPAS selon les disponibilités

Le stage au CHU est théoriquement obligatoire, dans la limite des postes disponibles. À Grenoble, il n’est plus obligatoire du tout, la dérogation nécessaire du coordinateur du DES étant toujours donnée.   Les internes ne peuvent faire qu’un seul stage au CHU sauf dérogation du coordinateur du DES (demande préalable à faire avant les choix de stage).

Maquette définie et réglementée par le décret n°2004-67 du 16 janvier 2004, l’arrêté du 10 août 2010 modifiant l’arrêté du 22 septembre 2004, l’arrêté du 4 mars 1997 et le décret n° 88-321 du 7 avril 1988. Règlement des études 2016-2017

Depuis la réforme du 3e cycle… depuis 2017.

L’idée est de niveler la formation de l’ensemble des internes sur un modèle commun en 3 phases :

  • Phase socle : 1 an. Prise progressive des fonctions d’interne. Acquisition des connaissances et compétences de base de la spécialité. Elle se termine par un bilan de phase socle ou sera examiné le portfolio et les évaluations des stages effectués, puis qui débouche sur un ‘contrat de formation’. En médecine générale elle se compose de 2 stages obligatoires :
    • l’un chez le médecin généraliste et
    • l’autre en service de médecine d’urgence en milieu hospitalier (ordre à choisir)
  • Phase d’approfondissement : 2 ans. Acquisition approfondie des connaissances et des compétences de la spécialité. Elle doit comporter
    • 1 stage en médecine polyvalente dans service hospitalier (à faire en 3e ou 4e semestre)
    • 1 stage de santé de l’enfant, en ambulatoire ou en milieu hospitalier, ou sur des terrains mixtes.
    • 1 stage de santé de la femme, chez des praticiens ayant une importante activité gynécologique ou en milieu hospitalier en gynéco-med.
    • 1 SASPAS : stage en soins premiers en autonomie supervisée.
  • La phase de consolidation, normalement de 1 ou 2 ans n’existe pas en médecine générale pour l’instant.

L’idée est aussi de séparer la validation du DES de la soutenance de thèse. C’est pourquoi la validation de la thèse devra être soutenue à l’issue de la phase d’approfondissement pour l’ensemble des spécialités. Une exception est faite pour le DES de médecine Générale pour lequel la thèse doit être soutenue dans les 6 ans après l’inscription (3 ans après la fin de maquette).

Les étudiants ayant validé 3 semestres dont le stage chez le praticien (UPL) peuvent demander une licence de remplacement auprès du Conseil Départemental de l’Ordre.

Décret du 25 novembre 2016 relatif à l’organisation du troisième cycle des études de médecine et modifiant le code de l’éducation, NOR: MENS1620996D. 

Règlement d’études DES de médecine générale Grenoble 2017/2018

Les spécificités de Grenoble

Les spécificités de l’internat à Grenoble sont :

  • d’assurer des stages de qualité grâce à une évaluation régulière par ARAVIS en lien avec le département de médecine générale de la fac (DMG)
  • Sur l’ancienne maquette : d’assurer à tous les internes de faire leurs 4 stages obligatoires les 2 premières années, leur permettant ainsi d’orienter leurs stages de 3ème année selon leurs projets professionnels futurs.
  • Sur la nouvelle maquette et pour les nouveaux : d’appliquer directement la nouvelle maquette avec un stage UPL et d’Urgences garanti pour tous les internes dans la phase socle (donc pas de « maquette de transition », contrairement à bon nombre d’autres villes)
  • de développer les stages pédiatrie et gynécologie en ambulatoire qui sont aujourd’hui encore rares (généraliste ayant une forte activité gynécologie et pédiatrie, PMI, planning familial, pédiatre, médecine scolaire)